| Débuter sa généalogie |
| Aide - Trucs et astuces | |
|
Vous avez envie d'entamer des recherches généalogiques mais vous ne savez pas par quel bout commencer ? Mettre le doigt dans l'engrenageCommencez par rassembler vos souvenirs et interroger les membres de votre entourage. Vous serez surpris de voir la quantité d'informations que vous allez ainsi compiler. Pour chacun de vos ancêtres, consignez tout ce que vous savez et apprenez (événements, dates, lieux), même les informations les plus insignifiantes. Essayez d'autre part de récupérer tous les documents ou objets dignes d'intérêt qui concernent vos ascendants (diplômes, décorations, photos, livrets militaires, courriers...). Ces souvenirs familiaux sont irremplaçables car ils foisonnent de renseignements introuvables ailleurs. Commencez en même temps à organiser les résultats de vos recherches. Par individu, par couple, par région ou département : peu importe, il n'y a pas qu'une seule méthode. L'important est que chaque élément ait une place et soit facile à retrouver parmi la multitude que vous allez accumuler. L'état civilEnsuite, écrivez ou rendez visite à la mairie de la ville où sont nés chacun de vos ascendants directs (parents et grand-parents) et demandez une copie de leurs actes de naissance, mariage et décès. Si ces personnes sont nées il y a moins de 100 ans, vous devrez prouver que vous êtes leur descendant direct par une pièce d'identité ou un livret de famille. Chaque acte (voir exemple ci-dessous) mentionne les noms, prénoms et âges des parents, ce qui vous aidera à retrouver les actes les concernant, et de proche en proche vous devriez remonter facilement jusqu'en 1800 environ.(Les registres d'état civil débutent au mieux en 1793.) Ces recherches vous donneront l'occasion de vérifier ou de tordre le cou à certaines légendes familiales : l'ancêtre est-il mort héroïquement dans une célèbre bataille napoléonienne comme on le raconte depuis des générations, ou bien est-il mort anonymement comme des milliers d'autres dont le corps n'a jamais été identifié ? Les exemples utilisés sont les actes de l'état-civil de Jean-Baptiste Castelbou, originaire d'Algans dans le Tarn. L'acte de mariageL'acte de mariage est le plus riche en information. On y trouve les dates et lieux de naissance des deux époux, les noms de leurs parents (parfois même des grands-parents), et le nom des conjoints précédents s'il s'agit d'un remariage. C'est de plus le seul acte sur lequel la personne concernée (qu'on appelle le de cujus) est présente physiquement. L'an mil huit cent trente-trois et le sept novembre à onze heures du matin par devant nous maire et officier de l'état civil de la commune d'Algans-Lastens, canton de Cuq-Toulza, arrondissement de Lavaur, département du Tarn, sont comparus en la salle publique de la mairie dudit Algans-Lastens le sieur Jean-Baptiste Castelbou, cultivateur âgé de vingt-trois ans, né à la Gabache présente commune le quatorze février mil huit cent dix comme il résulte de son acte de naissance annexé au présent, fils légitime et majeur de Jean-Baptiste Castelbou cultivateur, et de Marie Rastoul, mariés, procédant du consentement et assistance de ses dits père et mère avec lesquels il demeure dans la commune dudit Algans-Lastens d'une part ; et Françoise Olivier, sans profession, âgée de vingt-trois ans, née à la métairie de la Plane, présente commune, le onze février mil huit cent dix comme il résulte de son acte de naissance annexé au présent, fille légitime et majeure de feu Jean Olivié, décédé dans la présente commune le vingt-cinq juillet mil huit cent vingt-huit comme il résulte de son acte de décès annexé au présent, et de Jeanne Petit, mariés, procédant du consentement et assistance de sa dite mère avec laquelle elle demeure dans la dite commune d'Algans-Lastens d'autre part ; lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la devant la principale porte de notre maison commune savoir : la première le treize octobre dernier, jour de dimanche à l'heure de dix du matin, et la seconde le vingt du même mois, même jour à la même heure, aucune n'opposition au dit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition et après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre VI du titre du code civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s'ils veulent se prendre pour mari et pour femme : chacun d'eux ayant répondu séparément et affirmativement, déclarons au nom de la loi que Jean-Baptiste Castelbou et Françoise Olivier sont unis par le mariage, de quoi avons dressé acte en présence de Gabriel Rocacher, cultivateur, âgé de soixante un ans, André Rocacher, aussi cultivateur âgé de trente-trois ans, Jean Rocacher, aussi cultivateur âgé de trente un ans, et Jean Cabaussel, forgeron âgé de soixante-trois ans, tous les quatre témoins domiciliés dans la présente commune, lesquels ainsi que les parties contractantes requis de signer le présent acte après que lecture leur en a été faite tous ont déclaré ne savoir.L'acte de naissanceL'acte de naissance contient moins d'information que l'acte de mariage. Il permet de recouper les informations déjà obtenues sur la naissance elle-même ou sur les parents. L'an mil huit cent dix et le quinze février par devant nous Jean Pierre Ronserail maire et officier de l'état civil de la commune de Lastens, canton de Cuq Toulza, arrondissement de Lavaur, département du Tarn ; est comparu Jean Baptiste Castelbou, âgé de quarante ans, laboureur demeurant à la Gabache, lequel nous a présenté un enfant du sexe masculin, né de hier à six heures du matin de lui déclarant, et de Marie Rastoul son épouse, et auquel il a déclaré vouloir donner le prénom de Jean Baptiste ; les dites déclaration et présentation faites en présence de François Tournié, âgé de quarante-deux ans, laboureur, et de Germain Escoffié, âgé de trente-huit ans aussi laboureur, tous demeurant en Barrau, commune du dit Lastens ; lesquels nous ont aussi déclaré ne savoir signer ni le déclarant de ce requis par nous après qu'il leur a été donné lecture du présent acte.L'acte de décèsL'acte de décès est très peu intéressant au niveau généalogique. Il permet de compléter la fiche en renseignant la date et le lieu du décès, mais la plupart des autres renseignements qu'il contient sont peu fiables. L'âge, la date de naissance, le nom des parents, s'ils sont mentionnés, sont à prendre avec précaution car ils sont cités par les déclarants qui ne sont même pas forcément parents du défunt. L'an mil huit cent cinquante-deux, le six du mois de juin à six heures du soir ; par devant nous Baptiste Ronserail, maire, officier de l'état civil de la commune d'Algans-Lastens, canton de Cuq-Toulza, département du Tarn, sont comparus Louis Gasc, âgé de vingt-trois ans, cultivateur demeurant en cette commune, et Jean Castelbou, âgé de cinquante ans, aussi domicilié en cette commune, voisins du décédé, lesquels nous ont déclaré que le six juin à quatre heures du soir, Baptiste Castelbou, âgé de quarante-deux ans, marié, cultivateur demeurant en cette commune, époux de Françoise Olivié, fils de feu Baptiste Castelbou et de Marie Rastoul, né en cette commune, est décédé en notre commune, en sa maison à Lembernou, ainsi que nous nous en sommes assurés ; et les déclarants n'ont signé avec nous le présent acte, après que lecture leur en a été faite, vu qu'ils ont déclaré ne savoir.Les registres paroissiauxAvant 1793, l'équivalent de l'état civil est tenu par le clergé : ce sont les registres paroissiaux qui compilent les actes de baptême, de mariage et de sépulture. Ils sont moins structurés que l'état civil, et sont parfois tenus en français, parfois en latin (même si ce dernier est souvent peu académique). Les informations qu'ils contiennent et leur lisibilité dépendent essentiellement du vicaire qui les tenait, de son niveau d'éducation et de l'attention qu'il portait à tenir ces registres. eur date d'apparition est variable selon les régions, mais d'une manière générale on peut difficilement espérer remonter au-delà de 1600. Les registres paroissiaux existent toujours même à notre époque, et ces actes peuvent compléter les informations fournies par les actes d'état civil. Les archives notarialesMis à part le cas des familles nobles, les traces écrites les plus anciennes que l'on peut espérer retrouver sont des actes notariés : testaments, contrats de mariage, ventes, etc. Cela suppose que les personnes que vous recherchez aient eu suffisamment de possessions pour vouloir les enregistrer devant un notaire, ce qui limite le champ des investigations à certaines familles aisées. La communautéCe sera probablement votre meilleure source d'information. Internet est un moyen de communication privilégié pour les généalogistes (on parle alors de ''généanautes''), et vous trouverez forcément des sites, des forums, des personnes qui étudient les mêmes familles ou les mêmes régions de vous. |
|